Immobilier : la ville de Tours bat des records de vente

A moins d’une heure de Paris, les chantiers se multiplient dans la ville portée par la construction d’une seconde ligne de tramway.

La Place Plumereau, au coeur du vieux Tours, en Indre et Loire. AGE / Photononstop Houses and Terrace Bars and Restaurants in Place Plumereau. Tours, Indre et Loire, Loire Valley, France, Europe. Utilisation éditoriale uniquement

Tours (Indre-et-Loire) attire les investisseurs, séduits par ses nombreux atouts. Située à seulement 55 minutes de Paris en TGV, la ville accueille de nombreux étudiants (19 % des habitants de la ville), l’unique centre hospitalier régional universitaire (CHRU) du Centre-Val de Loire, et un grand nombre de militaires à loger.

Entre 2009 et 2014, l’ensemble des personnels des ressources humaines de l’armée de l’air, puis de l’armée de terre, de la marine et enfin des services informatiques se sont partagé le nord et le sud de la ville. Un bataillon en mouvement perpétuel qui justifie, selon le maire, Christophe Bouchet, les quelque 1 000 logements construits tous les ans depuis une décennie… sans que les prix diminuent.

« En deux ans, les prix au mètre carré dans le neuf ont même augmenté de 200 euros », constate Amaury Vallé, directeur général adjoint immobilier résidentiel de Nexity Promotion Val de Loire. Dans l’ancien, en cinq ans, les prix ont cru de 6,2 %.

Le parc existant bat d’ailleurs des records de vente. « Entre 2017 et 2018, le nombre de transactions a bondi de 30 %. Les petites surfaces sont très prisées et la résidence secondaire revient à la mode », observe Cyril Decoux, directeur de l’agence ERA Avenir immobilier. Tous les types de bien attirent les acquéreurs.

« Il y a une véritable pénurie de grandes surfaces, notamment de maisons de ville. Nous avons récemment vendu deux habitations de ce type pour 4 000 euros/m² dans le quartier de la cathédrale », souligne la chambre des notaires d’Indre-et-Loire. Un prix élevé puisque les prix moyens dans la ville tournent plutôt aux alentours de2 435euros/m² selon MeilleursAgents.

Des rendements de 4 % à 10 %

Les investisseurs sont à l’affût, en particulier dans le neuf. Depuis le 1er janvier, Tours est l’une des dernières villes de la région, avec Angers, à être éligible au dispositif de défiscalisation Pinel.

« Nous allons devenir une ville report pour les investisseurs qui habitent les villes alentours comme Poitiers ou Le Mans, et qui ne peuvent plus faire de Pinel chez eux. Au dernier trimestre 2018, les trois quarts des acquisitions ont été réalisés par des investisseurs, souligne Amaury Valle. C’est d’ailleurs une opération rentable car les prix à Tours sont encore bas, autour de 3 500 euros/m² ».

C’est du côté de Tours-Nord que l’on compte le plus grand nombre de constructions, dans le quartier de l’Europe. Les prix y oscillent entre 3 000 euros et 3 200 euros le mètre carré, et les perspectives de rendements sont proches de 4 % par an.

Pour améliorer sa rentabilité, c’est vers le parc existant qu’il faut se tourner. « Dans le quartier des Fontaines, dans le sud de la ville, ou vers les rives du Cher, les prix sont encore à 1 000 euros/m², avec de nombreux logements qui datent des années 1970. En choisissant un bien près des transports, on peut espérer un niveau de rendement entre 7 % et 10 % », assure Cyril Decoux. Car si les prix de l’immobilier sont bas, les loyers sont plutôt élevés, à 12,50 euros/m² en moyenne selon MeilleursAgents.

Une seconde ligne de tram

Dès 2025, une seconde ligne de tramway sera mise en activité dans la ville. Elle reliera La Riche et Chambray-lès-Tours. Acheter le long du tracé dès maintenant est l’assurance de voir la valeur de son bien augmenter au fil des ans. Dans le même temps, la première ligne de tram sera étendue jusqu’à l’aéroport de Tours. Une infrastructure capitale pour la ville, qui accueille 200 000 voyageurs par an.

« Notre ambition est de porter ce chiffre à 500 000 d’ici à 2035 et de faire de Tours la porte d’entrée touristique vers les châteaux de la Loire, explique le maire de la ville. L’extension de la première ligne de tramway sera l’occasion de créer de nouvelles infrastructures, comme des bureaux, des commerces et quelques logements. » Des constructions qui devraient renforcer l’attractivité d’une ville caractérisée par son dynamisme démographique.

En attendant, les chantiers se multiplient dans la ville. Au niveau du haut de la rue Nationale, le projet Porte de Loire commence à prendre forme. En 2020, il accueillera 79 appartements et 5 600 m² de commerces sur trois sites, 11 000 m² d’espaces publics et deux hôtels Hilton.

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